Énergie et hygiène de vie : quels leviers pour retrouver durablement son énergie ?

Publié le 26 août 2026 à 09:00

Énergie et hygiène de vie : quels leviers pour retrouver durablement son énergie ?

« Je dors pourtant suffisamment. »
« Je mange plutôt correctement. »
« Je ne comprends pas pourquoi je suis toujours fatigué. »

Ce sont des phrases que j’entends régulièrement.

Et c’est probablement l’une des difficultés avec la fatigue : il n’existe pas une seule cause, ni une seule solution.

Notre niveau d’énergie dépend de nombreux facteurs : notre alimentation, notre sommeil, notre activité physique, notre niveau de stress, notre capacité à récupérer… mais aussi tout simplement de notre rythme de vie.

Alors plutôt que de chercher l’aliment miracle, le complément alimentaire miracle ou la plante qui va tout régler, il est souvent beaucoup plus intéressant de regarder l’ensemble de notre hygiène de vie.

Voyons quelques-uns des principaux leviers sur lesquels il est possible d’agir.

Pourquoi notre niveau d’énergie peut-il diminuer ?

Nous avons parfois tendance à considérer la fatigue comme un problème qu’il faudrait absolument faire disparaître.

Pourtant, être fatigué est parfaitement normal.

Après une journée chargée, un effort physique important ou plusieurs nuits trop courtes, la fatigue nous indique simplement qu’il est temps de ralentir et de récupérer.

Le problème apparaît davantage lorsqu’elle s’installe dans la durée.

Et dans ce cas, il n’est pas toujours évident d’en identifier l’origine.

Sommeil insuffisant ou peu récupérateur, alimentation déséquilibrée, sédentarité, stress, charge mentale importante, récupération insuffisante… plusieurs facteurs peuvent s’additionner.

C’est justement pour cette raison qu’une approche globale prend tout son sens.

L’alimentation : fournir de l’énergie… sans provoquer les montagnes russes

Lorsqu’on parle d’énergie, on pense assez rapidement au sucre.

Un coup de fatigue ? Un café accompagné de quelques biscuits, une barre chocolatée ou quelque chose de sucré et ça repart !

Oui… mais souvent pour peu de temps.

Une consommation importante de produits très sucrés peut provoquer une augmentation rapide de la glycémie, suivie quelques heures plus tard d’une baisse qui peut s’accompagner d’un nouveau coup de fatigue.

C’est le fameux « coup de barre » que beaucoup connaissent en fin de matinée ou dans l’après-midi.

L’objectif n’est évidemment pas de supprimer tous les glucides.

Il s’agit plutôt de construire des repas suffisamment rassasiants et équilibrés, en accordant notamment une place aux protéines, aux bonnes sources de lipides, aux légumes et aux aliments peu transformés.

Et surtout, il n’existe pas une alimentation parfaite qui conviendrait à tout le monde.

Nos besoins peuvent évoluer avec l’âge, notre activité physique, notre mode de vie, notre digestion ou encore notre niveau de fatigue.

L’alimentation doit donc rester adaptée à la personne… et conserver une notion essentielle : le plaisir de manger.

Bouger davantage lorsqu’on est fatigué : vraiment ?

C’est probablement l’un des plus grands paradoxes lorsqu’on parle de fatigue.

« Je suis déjà fatigué et vous me demandez de bouger davantage ? »

Oui… mais pas n’importe comment !

Notre corps est fait pour bouger et il possède une formidable capacité d’adaptation. Une activité physique régulière et adaptée permet progressivement d’améliorer nos capacités physiques.

Résultat : certaines activités du quotidien nous demandent ensuite proportionnellement moins d’effort.

Et activité physique ne signifie pas forcément sport.

Marcher pour aller travailler, prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, se déplacer à vélo, jardiner, marcher pendant certains appels téléphoniques ou simplement interrompre régulièrement les longues périodes passées assis : toutes les occasions de remettre du mouvement dans la journée comptent.

On retrouve ici le principe d’hormèse : exposé à une contrainte modérée et adaptée, notre organisme met en place des mécanismes d’adaptation qui lui permettent progressivement de devenir plus résistant.

Évidemment, lorsqu’une personne est très fatiguée, l’objectif n’est surtout pas de l’épuiser davantage.

Tout est dans le dosage : stimuler suffisamment l’organisme pour favoriser son adaptation, sans dépasser ses capacités de récupération.

Le sommeil : dormir suffisamment ne veut pas toujours dire bien récupérer

« Pourtant, je dors huit heures ! »

La durée du sommeil compte, mais elle ne fait pas tout.

On peut passer suffisamment de temps au lit et se réveiller malgré tout avec l’impression de ne pas avoir récupéré.

La régularité des horaires, les réveils nocturnes, notre exposition à la lumière, l’utilisation des écrans en soirée, le stress ou encore certaines habitudes de vie peuvent influencer la qualité de notre sommeil.

Quelques mesures simples peuvent déjà faire une différence : essayer de conserver des horaires relativement réguliers, s’exposer à la lumière naturelle dans la journée, diminuer progressivement les stimulations le soir et créer une véritable transition entre la journée et le coucher.

Le sommeil n’est pas du temps perdu.

C’est au contraire l’un des principaux temps de récupération de notre organisme.

Stress et charge mentale : une dépense d’énergie parfois sous-estimée

Nous associons facilement la fatigue à un effort physique.

Beaucoup moins à un effort mental.

Pourtant, une journée passée à réfléchir, anticiper, gérer des imprévus, répondre aux sollicitations et passer constamment d’une tâche à une autre peut être extrêmement fatigante.

Et le problème est que cette sollicitation ne s’arrête pas forcément lorsque la journée de travail est terminée.

Les pensées continuent.

Le téléphone continue de sonner.

Les notifications arrivent.

La liste des choses à faire le lendemain tourne déjà dans la tête.

Il devient alors difficile de réellement récupérer.

Respiration, activité physique, marche, temps passé dans la nature, moments sans téléphone ou simplement véritables temps de pause peuvent aider à recréer des périodes pendant lesquelles l’organisme peut enfin lever le pied.

Cela paraît parfois très simple.

Mais combien d’entre nous prennent encore réellement une pause… sans regarder leur téléphone ?

La récupération : le grand oublié de notre quotidien

Nous cherchons souvent à savoir comment en faire davantage.

Mais beaucoup moins comment mieux récupérer.

Pourtant, activité et récupération fonctionnent ensemble.

C’est particulièrement visible avec l’activité physique : ce n’est pas uniquement pendant l’effort que notre organisme progresse. C’est aussi pendant les périodes de repos qui suivent, lorsqu’il restaure les tissus sollicités et s’adapte à l’effort réalisé.

La récupération fait donc pleinement partie de l’entraînement.

Et cette logique dépasse largement le sport.

Une journée exigeante devrait normalement être suivie de moments permettant de récupérer.

Le problème apparaît lorsque les journées exigeantes s’enchaînent… sans véritables périodes de récupération.

Avant de chercher à ajouter une nouvelle technique ou un nouveau complément alimentaire, une question toute simple mérite donc parfois d’être posée :

« Est-ce que je laisse réellement à mon organisme le temps de récupérer ? »

Et les plantes dans tout ça ?

Les plantes peuvent évidemment avoir leur place.

Elles sont d’ailleurs utilisées traditionnellement depuis des siècles pour accompagner différentes fonctions de l’organisme.

Mais je parle souvent d’elles comme de « béquilles » au départ d’un programme personnalisé d’hygiène de vie.

Pourquoi ?

Parce qu’une plante ne remplacera jamais un sommeil insuffisant, une alimentation complètement déséquilibrée, une sédentarité importante ou un rythme de vie qui ne laisse aucune place à la récupération.

La phytothérapie peut donc constituer un soutien, mais elle prend surtout son sens lorsqu’elle accompagne un travail plus global sur l’hygiène de vie.

Et bien sûr, naturel ne signifie pas sans risque : certaines plantes présentent des contre-indications ou peuvent interagir avec des traitements médicamenteux.

Retrouver son énergie : regarder l’ensemble plutôt que chercher une solution miracle

Finalement, lorsque la fatigue s’installe, nous avons facilement tendance à chercher LA cause.

Puis LA solution.

Mais notre organisme fonctionne rarement de manière aussi simple.

Un sommeil légèrement insuffisant, une alimentation peu adaptée, trop peu de mouvement, une période particulièrement stressante et une récupération insuffisante peuvent, par exemple, se cumuler.

Pris séparément, chacun de ces facteurs peut sembler relativement anodin.

Mis bout à bout pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, le résultat peut être très différent.

C’est pour cette raison que je préfère considérer l’hygiène de vie comme un ensemble de leviers.

Il ne s’agit pas de tout changer du jour au lendemain.

Bien au contraire.

L’objectif est d’identifier progressivement les habitudes sur lesquelles il est réellement possible d’agir et de mettre en place des changements suffisamment simples pour pouvoir les conserver dans la durée.

Parce qu’au final, retrouver durablement son énergie passe rarement par une révolution.

Ce sont souvent plusieurs petits changements, maintenus suffisamment longtemps, qui finissent par faire une vraie différence.


Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.