Énergie et hygiène de vie : quels leviers pour retrouver durablement son énergie ?

Publié le 25 août 2026 à 21:49

« Je dors, mais je suis quand même fatigué. »
« Je mange plutôt correctement, alors pourquoi est-ce que je manque d’énergie ? »
« Je suis fatigué, donc faire du sport, ça risque de m’épuiser encore plus, non ? »

Ces questions, je les entends régulièrement.

Et elles montrent surtout une chose : notre niveau d’énergie ne dépend pas d’un seul facteur.

Quand la fatigue s’installe, nous avons pourtant tendance à chercher LA solution : un complément alimentaire, une plante, davantage de café, un aliment réputé « anti-fatigue »…

Mais l’aliment miracle n’existe pas. La plante miracle non plus.

Pour retrouver durablement son énergie, il est beaucoup plus intéressant de regarder l’ensemble de son hygiène de vie : alimentation, activité physique, sommeil, stress, récupération et rythme de vie.

Ce sont ces différents leviers que je vous propose de parcourir.

Pourquoi notre niveau d’énergie peut-il diminuer ?

Première chose importante : être fatigué est normal.

Après une journée exigeante, une activité physique importante ou une mauvaise nuit, notre organisme nous envoie un message assez logique : il a besoin de récupérer.

La fatigue n’est donc pas forcément notre ennemie.

La situation devient différente lorsqu’elle revient régulièrement ou qu’elle s’installe dans le temps.

Et c’est là que les choses se compliquent un peu : il n’existe pas une seule cause possible à la fatigue.

Sommeil insuffisant, stress prolongé, sédentarité, alimentation déséquilibrée, activité physique inadaptée, manque de récupération, rythme professionnel ou personnel exigeant… plusieurs facteurs peuvent se cumuler.

C'est justement pour cette raison que chercher uniquement « quelque chose contre la fatigue » est rarement la meilleure façon d'aborder le problème.

La première question pourrait plutôt être : qu'est-ce qui, dans mon quotidien, consomme mon énergie ou m'empêche de suffisamment récupérer ?

L’alimentation : fournir à l’organisme ce dont il a besoin

Quand on parle d’énergie, on pense assez rapidement à l’alimentation. Et c’est logique : notre organisme a besoin quotidiennement d’énergie, mais également de protéines, de lipides, de glucides, de vitamines, de minéraux et de nombreux autres nutriments pour fonctionner.

Mais attention à une idée très répandue : il n’existe pas d’aliment miracle contre la fatigue.

Ce qui m'intéresse davantage, c'est l'équilibre général de l'alimentation.

Est-elle suffisamment variée ? Les repas sont-ils adaptés à nos besoins ? Apportent-ils suffisamment de protéines et de bonnes sources de lipides ? Quelle place donnent-ils aux légumes, aux fruits et aux aliments riches en fibres ? Et tout simplement : buvons-nous suffisamment ?

Il faut aussi observer ce qui se passe après le repas.

Qui n'a jamais ressenti ce fameux « coup de barre » après avoir mangé ?

Un repas très copieux ou déséquilibré peut accentuer cette sensation de somnolence. Et quand cela se produit tous les jours après le déjeuner, cela finit forcément par peser sur notre perception de notre niveau d'énergie.

L'objectif n'est donc pas de manger « parfaitement ». D'ailleurs, l'alimentation parfaite existe-t-elle vraiment ?

Je préfère parler d'une alimentation adaptée à la personne, à son profil (ce qu'on appelle "tempérament hippocratique"), à son activité, à son rythme de vie et qu'il reste agréable de manger.

L’activité physique : dépenser de l’énergie pour mieux en retrouver

C'est probablement l'un des plus grands paradoxes lorsqu'on parle de fatigue.

« Je suis déjà fatigué et vous me demandez de bouger davantage ? »

Oui… mais pas n'importe comment !

Notre corps est fait pour bouger et il possède une formidable capacité d'adaptation. Une activité physique régulière et adaptée permet progressivement d'améliorer nos capacités physiques. Résultat : certaines activités du quotidien nous demandent ensuite proportionnellement moins d'effort.

C'est notamment ce qu'illustre le principe d'hormèse : une contrainte modérée et bien dosée peut stimuler les capacités d'adaptation de l'organisme. L'effort physique représente une contrainte temporaire, à laquelle le corps va progressivement s'adapter. Mais la dose compte : trop peu de sollicitation ne stimule guère l'adaptation, tandis qu'un effort excessif peut au contraire augmenter la fatigue.

Et activité physique ne signifie pas forcément sport.

Marcher pour aller travailler, prendre les escaliers plutôt que l'ascenseur, se déplacer à vélo, jardiner, marcher pendant certains appels téléphoniques ou simplement interrompre régulièrement les longues périodes passées assis : toutes les occasions de remettre du mouvement dans la journée comptent.

Évidemment, lorsqu'une personne est très fatiguée, l'objectif n'est surtout pas de l'épuiser davantage.

La notion importante est donc celle-ci : une activité régulière, progressive et adaptée à ses capacités.

Bouger, oui. S'épuiser, non.

Le sommeil : un temps essentiel de récupération

Nous passons environ un tiers de notre vie à dormir.

Ce serait tout de même étonnant que ce temps ne serve à rien !

Pendant notre sommeil, notre organisme ne se met pas simplement « sur pause ». De nombreux mécanismes indispensables à notre récupération et à notre fonctionnement se poursuivent.

Et nous connaissons tous les conséquences d'une mauvaise nuit : fatigue, somnolence, difficultés à se concentrer, irritabilité, performances physiques ou intellectuelles diminuées…

Avant de chercher des techniques compliquées pour avoir davantage d'énergie, il est donc utile de revenir aux fondamentaux.

Nos horaires de coucher et de lever sont-ils relativement réguliers ? Sommes-nous suffisamment exposés à la lumière naturelle pendant la journée ? Bougeons-nous suffisamment ? Consommons-nous des excitants tardivement ? Laissons-nous à notre cerveau le temps de diminuer progressivement son niveau de stimulation avant d'aller dormir ?

Il n'existe évidemment pas une routine du sommeil valable pour tout le monde.

Mais une idée reste essentielle : on ne peut pas durablement retrouver son énergie sans accorder suffisamment de place à la récupération.

Et le sommeil en est l'un des principaux piliers.

Stress et charge mentale : quand le quotidien consomme nos ressources

On peut passer une journée entière assis devant un ordinateur… et terminer complètement épuisé.

Pourquoi ?

Parce que la fatigue n'est pas uniquement physique.

Délais à respecter, sollicitations permanentes, téléphone, notifications, responsabilités professionnelles, organisation familiale, trajets, informations à traiter…

Notre quotidien peut demander une adaptation permanente.

Le stress est d'ailleurs un mécanisme parfaitement normal. Il nous permet de réagir et de nous adapter à une situation.

Le problème apparaît davantage lorsque les sollicitations se succèdent sans laisser suffisamment de place aux périodes de récupération.

La question n'est donc pas forcément : « Comment supprimer tout le stress de ma vie ? »

Ce serait probablement assez irréaliste.

Demandons-nous plutôt : où sont mes moments de récupération dans la journée ?

Quelques minutes de marche, une activité plaisante, un moment dans la nature, quelques respirations plus lentes, une vraie pause sans téléphone…

Cela peut paraître très simple. Et justement : un levier n'a pas besoin d'être compliqué pour être intéressant.

La récupération : le levier que l’on oublie souvent

On parle énormément de ce qu'il faut faire pour être en forme.

Mais beaucoup moins de ce qu'il faut faire pour récupérer.

Pourtant, effort et récupération vont ensemble.

Prenons l'exemple de l'activité physique. L'entraînement sollicite l'organisme. Mais c'est ensuite, pendant les phases de récupération, que le corps peut restaurer ses tissus et s'adapter à l'effort réalisé. Un sportif sait d'ailleurs que c'est en dormant après une séance intense qu'il se constitue un corps plus fort.

Le même principe peut nous faire réfléchir à notre quotidien.

Si nous enchaînons travail, déplacements, obligations, activité physique, vie familiale et écrans jusqu'au moment du coucher, à quel moment récupérons-nous réellement ?

Et récupérer ne signifie pas obligatoirement rester allongé sur son canapé.

Une promenade tranquille, quelques minutes au calme, une activité agréable, passer du temps dehors ou simplement s'autoriser une véritable pause peuvent participer à cette récupération.

Finalement, retrouver son énergie, ce n'est pas seulement apprendre à mieux la dépenser.

C'est aussi apprendre à mieux récupérer.

Les plantes : un complément, pas le point de départ

Les plantes font partie de mon univers et j'aime transmettre leurs usages traditionnels lors des sorties botaniques que j'anime en Moselle.

Mais lorsque quelqu'un me demande : « Quelle plante prendre contre la fatigue ? », ma première réaction n'est pas forcément de lui donner un nom de plante.

Pourquoi ?

Parce qu'une plante ne remplacera jamais durablement un sommeil insuffisant, une alimentation déséquilibrée, un manque de récupération ou un rythme de vie constamment trop exigeant.

Les plantes peuvent avoir leur place en complément d'une bonne hygiène de vie, pas forcément à sa place. Je parle parfois d'elles comme de “béquilles” temporaires, qui peuvent accompagner la mise en place de nouvelles habitudes d’hygiène de vie.

Une tisane ou d'autres préparations à base de plantes peuvent ainsi s'intégrer dans certaines habitudes quotidiennes.

Mais « naturel » ne veut pas dire « sans risque ».

Certaines plantes présentent des contre-indications et certaines peuvent interagir avec des médicaments. Leur utilisation doit donc rester raisonnée et adaptée à chacun.

Avant de chercher la plante « anti-fatigue », commençons donc par regarder les fondamentaux.

C'est souvent beaucoup moins spectaculaire.

Mais c'est aussi beaucoup plus intéressant sur le long terme.

Retrouver son énergie : une approche globale plutôt qu’une solution miracle

Si vous ne deviez retenir qu'une seule idée de cet article, ce serait probablement celle-ci :

notre niveau d'énergie est multifactoriel.

Alimentation, activité physique, sommeil, stress, récupération, rythme de vie… tous ces éléments peuvent interagir.

C'est d'ailleurs pour cela que je me méfie des solutions présentées comme universelles.

Nous n'avons pas tous le même âge, la même activité professionnelle, les mêmes contraintes familiales, la même activité physique ni les mêmes besoins.

Et surtout, vouloir tout changer du jour au lendemain est rarement la meilleure stratégie.

Il est souvent beaucoup plus réaliste de se demander :

Quel est aujourd'hui le levier sur lequel je peux agir le plus facilement ?

Marcher davantage ? Modifier la composition de mon déjeuner ? Me coucher un peu plus régulièrement ? Prendre une véritable pause dans la journée ? Diminuer certaines sollicitations le soir ?

Puis, une fois cette première habitude installée, travailler sur la suivante.

C'est cette approche que je privilégie également dans mes formations et mes ateliers : comprendre ce qui influence notre niveau d'énergie pour identifier des leviers concrets, réalistes et applicables dès le quotidien.

À retenir

Retrouver durablement son énergie ne repose pas sur une solution miracle.

Notre niveau d'énergie dépend de nombreux facteurs qui interagissent : alimentation, activité physique, sommeil, stress, récupération et rythme de vie.

Plutôt que de chercher à tout modifier, commençons par identifier les leviers sur lesquels nous pouvons réellement agir.

Comprendre, tester (une chose à la fois), observer, ajuster.

C'est souvent l'accumulation de petites habitudes cohérentes qui finit par faire une vraie différence au quotidien.

Une fatigue importante, inhabituelle, persistante ou inexpliquée doit conduire à en rechercher la cause auprès d'un professionnel de santé. Les conseils d'hygiène de vie ne remplacent ni un diagnostic ni une prise en charge médicale.


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